Comme Joseph a su conduire la croissance et la formation de Jésus, de même il peut, si nous le voulons, le faire grandir en nous. Il peut nous faire grandir dans notre nouvelle identité baptismale de fils et de fille de Dieu.
Comme Jean-Baptiste, nous avons nous aussi nos heures de doute et, comme lui, il nous arrive de ne pas chercher suffisamment le Christ là où il se manifeste le plus et se laisse le plus aisément trouver.
Pour rencontrer le Sauveur, il faut, de notre part, une démarche libre et personnelle. Ce mouvement comporte la conviction que, par nous-mêmes, nous sommes totalement éloignés de lui.
Chaque membre de l’Église et tous ensemble, nous sommes le corps du Christ Sauveur, venu de la nuit des temps de la foi et porteur déjà de l’espérance ultime que nous donne le Ressuscité.
Le royaume de Dieu est dans les cœurs. Nul ne peut y entrer que par la voie intérieure. Dieu n’a jamais voulu écraser l’homme sous sa puissance.
Il a voulu le conquérir par son humilité.
Dieu nous accompagne. Son Esprit nous habite. Le Christ est notre compagnon de route. Avec eux, tenir jusqu’au bout, malgré vents et marées, est possible.
La preuve que nous croyons en la résurrection, c’est que nous sommes rendus capables d’élargir notre amour bien au-delà du cercle de nos intérêts, au point d’aimer ceux qui nous font du mal et de pardonner à nos ennemis.
Le chrétien est un pécheur convaincu que Dieu le sauve. Il se sent sauvé à travers une vitalisation de tout son être, une résurrection. Toute sa vie est transformée par la puissance de vie qui animait Jésus, par l’Esprit Saint.
Dieu nous veut grands et vivants. Mais comment pourrait-il réaliser en nous son oeuvre de résurrection si nous ne consentons pas à nous reconnaître comme malades et morts?
Au cœur du jour une parole
Vous êtes le temple de Dieu, la maison qu'Il construit.
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