À nous qui attendons toujours une venue de Dieu à grand spectacle, avec bruit et tonnerre, son de trompette et ouragan, l’Évangile nous rappelle que Dieu préfère les chemins cachés et silencieux.
Pour la première fois, l’Église catholique célébrera dimanche 26 janvier un « dimanche de la parole », institué fin septembre par le pape François. « La Bible est le livre du peuple du Seigneur qui, dans son écoute, passe de la dispersion et de la division à l’unité. La Parole de Dieu unit les croyants et les rend un seul peuple. »
Enracinée dans l’existence de l’homme, la prière ne fait qu’un avec lui. Aussi est-ce principalement à l’occasion de sa mission que le croyant est capable de la produire de la façon la plus pure et la plus vraie, car c’est là surtout qu’il se trouve et qu’il se crée, qu’il entrevoit le mieux la pensée divine sur le monde et sur lui, qu’il y correspond le plus exactement.
C’est ainsi que Jésus accomplit parfaitement toue justice. Alors le ciel qui demeurait clos s’ouvre enfin. La voix du Père se fait entendre, l’humanité désormais est conviée, comme Jean, à suivre Jésus en lâchant tout : « Celui-ci est mon fils bien-aimé; en lui j’ai mis tout mon amour. » L’humanité est conviée à lâcher toute image de Dieu, toute prise sur Lui, pour découvrir un amour plus fort que tout ce qu’on pouvait imaginer pour nous y laisser plonger. Nous découvrons alors que Dieu nous a faits à son image, à la suite de Jésus, nous reconnaissons qu’il a mis en nous tout son amour.
Seigneur, en toute humilité, je suis venu les mains vides, car «je» suis ton cadeau. J’ai choisi de m’offrir à toi en te donnant qui je suis : avec mes failles et mes fragilités, mes dons et mes espérances.
Comme Joseph a su conduire la croissance et la formation de Jésus, de même il peut, si nous le voulons, le faire grandir en nous. Il peut nous faire grandir dans notre nouvelle identité baptismale de fils et de fille de Dieu.
Comme Jean-Baptiste, nous avons nous aussi nos heures de doute et, comme lui, il nous arrive de ne pas chercher suffisamment le Christ là où il se manifeste le plus et se laisse le plus aisément trouver.
Pour rencontrer le Sauveur, il faut, de notre part, une démarche libre et personnelle. Ce mouvement comporte la conviction que, par nous-mêmes, nous sommes totalement éloignés de lui.
Chaque membre de l’Église et tous ensemble, nous sommes le corps du Christ Sauveur, venu de la nuit des temps de la foi et porteur déjà de l’espérance ultime que nous donne le Ressuscité.
Le royaume de Dieu est dans les cœurs. Nul ne peut y entrer que par la voie intérieure. Dieu n’a jamais voulu écraser l’homme sous sa puissance.
Il a voulu le conquérir par son humilité.
Au coeur du jour une parole
Vous êtes le temple de Dieu, la maison qu'Il construit.
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